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Vincent Aucante, impetus 번역 및 정리

불난집이름 나보코프 2026. 4. 11. 23:55

L’impetus

Les Cogitationes nous offrent une perspective quelque peu différente d’une simple transcription des lois physiques au vivant, qui peut passer pour une approche préliminaire de la question. En effet, il est fait mention à plusieurs reprises du concept d’impetus bien connu de la scolastique tardive [279], dans des contextes qui se réfèrent sans ambiguïté au mouvement.

La première occurrence apparaît dans un fragment de 1631 portant sur les premiers instants de la vie du fœtus :

« Cum igitur cessat semen inflari pergunt nihilominus sanguis et spiritus versus cor confluere utpote impetu jam facto et ductibus eo præparatis. » [280]

Cet impetus apporté au sang et aux esprits ne doit pas être vu comme le symptôme d’une influence des textes pisans de Galilée [281], dont on ne sait si Descartes les a seulement lus, mais plus simplement comme un emprunt fait aux anatomistes du xvie siècle comme Jacques Dubois, Vésale, Fernel ou Bauhin, qui comprenaient l’impetus comme une sorte d’inertie propre aux fluides dans l’organisme qui comme le sang tendent à garder le mouvement qui leur a été imprimé. Fernel a d’ailleurs utilisé ce concept précisément à propos de la génération [282].

La deuxième occurrence, dans un fragment un peu obscur, semble d’un autre ordre puisque c’est aux poumons que l’on attribue l’impetus :

« Hac impetu suo membranam tegentem pulmones quasi dividente inde spiritus egredi cœperunt. » [283]

Cette membrane des poumons semble bien au premier abord pourvue d’un impetus, mais celui-ci est en fait causé par les esprits qui ont envahi les poumons, y créant une forte tension engendrée par la tendance des particules à aller en ligne droite [284]. Sans être exactement identique à la première occurrence, elles demeurent l’une et l’autre cohérentes.

Ce même impetus des esprits se retrouve dans les Cogitationes dans un contexte un peu différent, à propos des animaux qui ne peuvent faire des choses qui nous sont pourtant faciles, la raison en étant que l’impetus leur fait défaut [285]. Autrement dit, l’impetus des esprits animaux est neutre quant à son emploi chez les bêtes : il suit simplement les images des sens qu’a imprimées la nature dans leur mémoire avant même leur naissance [286], alors que le bien suppose une volonté qui va orienter le flux des esprits indépendamment de l’impulsion naturelle, et donc leur donner un impetus permettant de réaliser l’action voulue.

Une lettre à Regius présente une quatrième occurrence physiologique qui peut être rapprochée de la première, et se trouve déclinée dans les notes anatomiques :

« Impetus quo ille ingreditur, sufficeret ad omnem educendum, nisi prius valvulæ Arteriæ magnæ & Venæ arteriosæ clauderentur, quam totus esset elapsus. » [287]

L’impetus désigne ici, comme chez Vésale, l’intensité du mouvement du sang canalisé par la conformation du cœur, une acception qui revient trois fois dans la lettre à Beverwick qui résume la thèse cartésienne sur le mouvement du cœur et la circulation du sang [288]. La même expression apparaît d’ailleurs dans le De methodo de 1644, à propos du mouvement du sang :

« Dicamus impetum quo sanguis, dum rarefit, a corde ad extremetitates arteriarum transit, efficere ut aliquæ ipsius partes subsistant in membris ad qua accedunt. » [289]

L’impetus se caractérise donc par une « force », une « inertie naturelle » pour reprendre cette expression assez rare dans le corpus cartésien [290], qui est donnée au sang par la raréfaction dans le cœur, et lui permet de continuer son mouvement jusqu’aux extrémités des membres, jusqu’à épuisement.

Ainsi l’impetus dépasse ici d’une certaine manière la tendance purement physique des particules à aller en ligne droite lorsqu’elles sont mues, en sous-entendant aussi leur direction effective. Quoique Descartes n’ait pas jugé bon de développer ce concept dans ses textes ultérieurs, et notamment dans les Principia, on peut sans nul doute le rapprocher de la première loi de la nature, ou loi de la permanence, selon laquelle tout corps en l’absence de sollicitation extérieure tend à demeurer dans son état initial (cf. supra). C’est d’ailleurs ce que suggère une autre occurrence de ce mot, dans une lettre à Mersenne de 1640 sur une question de balistique qui implique que l’impetus peut être différent du mouvement dans certains cas [291]. L’usage dans les Passions de l’âme du mot « impétuosité » pour désigner le mouvement du sang chassé de la cavité droite du cœur dans la veine artérieuse [292] éclaire assez bien le sens qu’il faut donner ici à l’impetus cartésien, qui doit donc être entendu au sens littéral, sans référence ni aux théories scolastiques, ni à Galilée. Cette interprétation éclaire par ailleurs deux mentions de l’impetus qui apparaissent dans la Troisième Méditation [293] à propos des idées qui s’imposent à l’âme sans que la volonté prenne une quelconque part à leur production. Cet impetus n’est autre que celui des esprits qui se trouvent canalisés par les images imprégnant la mémoire, et les reproduisent incontinent sur la glande pinéale.

 

 


임페투스(impetus)

<첫 번째 생각들>은 물리 법칙을 생명체에 단순히 전사(轉寫)하는 것—예비적 접근으로 볼 수 있는—과는 다소 다른 관점을 제시한다. 실제로 이 저작에는 후기 스콜라 철학에서 잘 알려진 임페투스 개념이 여러 차례 언급되며[279], 그 맥락은 모두 명백히 운동과 관련되어 있다.

첫 번째 사례는 1631년의 단편에서 나타나며, 태아의 생의 첫 순간을 다루고 있다.

"따라서 씨앗이 팽창을 멈추더라도, 혈액과 정기는 이미 주어진 임페투스와 그를 위해 준비된 통로들 덕분에 심장을 향해 계속 흘러든다."[280]

혈액과 정기에 부여된 이 임페투스는 갈릴레이의 피사 시절 텍스트들의 영향—데카르트가 이를 읽었는지조차 알 수 없다—의 징후로 볼 것이 아니라, 자크 뒤부아, 베살리우스, 페르넬, 보앵 같은 16세기 해부학자들로부터 빌려온 개념으로 더 단순하게 이해해야 한다. 이들은 임페투스를 유기체 내 유체들—혈액과 같이 한번 가해진 운동을 유지하려는 경향이 있는—이 지닌 일종의 관성으로 파악했다. 페르넬은 이 개념을 생식(génération)과 관련하여 정확히 사용한 바 있다.[282]

두 번째 사례는 다소 난해한 단편에서 나타나며, 성격이 다소 달라 보인다. 여기서는 폐(肺)에 임페투스가 귀속된다.

"자신의 임페투스로 폐를 덮는 막을 말하자면 갈라 놓으면서, 정기들이 그곳으로부터 빠져나오기 시작했다."[283]

얼핏 보면 폐의 막이 임페투스를 가진 것처럼 보이지만, 실제로 이 임페투스는 폐 속으로 들어온 정기들에 의해 야기된 것으로, 입자들이 직선으로 나아가려는 경향에서 비롯된 강한 긴장을 폐 안에 형성한다.[284] 첫 번째 사례와 완전히 동일하지는 않지만, 양자는 서로 일관성을 유지하고 있다.

동물 정기들의 이 동일한 임페투스는 코기타티오네스에서 다소 다른 맥락에서 다시 등장한다. 우리에게는 쉬운 일들을 동물들이 해내지 못하는 이유를 설명하는 문맥인데, 그 까닭은 동물들에게는 임페투스가 결여되어 있기 때문이라고 한다.[285] 달리 말하면, 동물 정기들의 임페투스는 짐승들에게서는 그 쓰임에 있어 중립적이다. 그것은 자연이 출생 이전부터 기억 속에 새겨놓은 감각의 이미지들을 단순히 따를 뿐이다.[286] 반면 선(善)은 자연적 충동에 구애받지 않고 정기의 흐름을 방향 짓는 의지를 전제하며, 따라서 의지가 원하는 행위를 실현할 수 있게 하는 임페투스를 정기들에 부여한다.

레기우스에게 보낸 편지에는 네 번째 생리학적 사례가 등장하는데, 이는 첫 번째와 가깝고 해부학적 노트들에도 다시 나타난다.

"그것이 들어오는 임페투스는, 대동맥 판막과 동맥 정맥의 판막이 전부 빠져나오기 전에 닫히지 않는다면, 모든 것을 내보내기에 충분할 것이다."[287]

여기서 임페투스는 베살리우스에서와 같이, 심장의 형태에 의해 방향 지워진 혈액 운동의 강도를 가리킨다. 이 용법은 심장의 운동과 혈액 순환에 관한 데카르트의 논지를 요약하는 베베르비크에게 보낸 편지에서도 세 차례 반복된다.[288] 같은 표현이 1644년의 De methodo에서도 혈액의 운동과 관련하여 나타난다.

"혈액이 희박해지면서 심장으로부터 동맥의 끝까지 이동하는 임페투스가 그 일부를 도달하는 사지(四肢)에 머물게 한다고 말하자."[289]

임페투스는 따라서 심장 내 희박화(raréfaction)에 의해 혈액에 부여된 '힘'이자 '자연적 관성'—데카르트 코르퍼스에서 상당히 드문 표현[290]—으로 특징지어지며, 이것이 혈액으로 하여금 사지 끝까지 운동을 계속하게 하다가 마침내 소진되게 한다.

이처럼 임페투스는 어떤 의미에서 운동하는 입자들이 직선으로 나아가려는 순수히 물리적인 경향을 넘어서, 그것들의 실제 방향까지 함축하게 된다. 데카르트가 이후의 저작들, 특히 프린키피아에서 이 개념을 발전시키지 않기로 했음에도 불구하고, 이를 자연의 첫 번째 법칙—또는 항속성의 법칙—과 연결 짓는 것은 의심할 여지없이 가능하다. 그 법칙에 따르면 모든 물체는 외부의 자극이 없는 한 초기 상태를 유지하려는 경향이 있다(위 참조). 이는 1640년 탄도학 관련 문제에 대해 메르센에게 보낸 편지에서 이 단어가 다시 등장하는 것으로도 시사된다. 거기서는 특정 경우 임페투스가 운동과 다를 수 있음이 함축되어 있다.[291] 『정념론』에서 심장 우측 공동(空洞)으로부터 동맥 정맥으로 쫓겨난 혈액의 운동을 가리키기 위해 '격렬함(impétuosité)'이라는 단어를 사용한 것은[292], 여기서 데카르트적 임페투스에 부여해야 할 의미를 꽤 잘 밝혀준다. 이 임페투스는 따라서 스콜라적 이론에도, 갈릴레이에도 참조하지 않고 문자 그대로 이해해야 한다. 이 해석은 또한 제3성찰에서 두 번 등장하는 임페투스에 대한 언급을 조명해준다.[293] 여기서 임페투스는 의지가 아무런 역할도 하지 않고 영혼에 부과되는 관념들과 관련되는데, 이는 기억에 각인된 이미지들에 의해 방향 지워진 정기들의 임페투스에 다름 아니며, 정기들은 그것들을 송과선 위에 즉각적으로 재생시킨다.

 

  • [279]
    Buridan est celui qui a donné ses lettres de noblesse à la théorie de l’impetus entendu comme quantité dynamique inhérente au mouvement d’un corps (in Quæstiones super octo physicorum libros Aristotelis, l. VIII, q. 12 ; cité aussi dans le commentaire coïmbrois de la physique aristotélicienne, in É. Gilson, Index, op. cit., texte 301, p. 193) (cf. les analyses de M. Clavelin, La philosophie naturelle de Galilée, Paris, Armand Colin, 1968, p. 103-111 ; P. Duhem, Le système du monde, t. VIII, Paris, Hermann, 1959, p. 203-209).
  • [280]
    Cogitationes [7], A.T., XI, 510, 5-8 (« Lorsque donc la semence cesse d’enfler, le sang et les esprits se portent néanmoins vers le cœur puisqu’une impétuosité leur a déjà été donnée et que les canaux y sont disposés », Écrits physiologiques et médicaux, p. 39). Une première mention apparaît dans un contexte musical à propos du souffle (Compendium musicæ, A.T., X, 133, 16).
  • [281]
    Cf. par exemple : « Si aliquid mobile duplici motu æquabili moveatur, nempe orizontali et perpendiculari impetus seu momentum lationis, ex utroque motu compositæ, erit potentia æqualis ambobus momentis priorum motuum » (Galilée, Discorsi, IV, Th. II, Pr. II, in Opere, t. VIII, p. 280 ; cf. aussi id., De motu, « A quo moveantur projecta », in Opere, t. I, p. 307314). Mersenne reprendra in extenso ces lignes dans ses Cogitata Physico-mathematicade 1644 (cf. P. Costabel, « Essai critique sur quelques concepts de la mécanique cartésienne », Démarches originales de Descartes savant, op. cit., p. 144-145).
  • [282]
    Cf. resp. J. Dubois, In Galenis librum priorem de differentiis febrium, chap. II, in Opera omnia, 1630, p. 356 ; Vesale, De humani corporis fabrica, l. VI, chap. XV, 1543, p. 597 ; C. Bauhin, Theatrum anatomicum, 1605, p. 1228 ; J. Fernel, Physiologia, l. VII, De homine procreatione, cap. 15, in Universa medicina, 1567, p. 317. Ce concept est également employé dans le même contexte par M. Schook, Dissertatio de ovo & pullo, § 153, 1643, p. 61.
  • [283]
    Cogitationes [12], A.T., XI, 515, 10-11 (« Cette impétuosité qui est la sienne divisant pour ainsi dire la membrane touchant aux poumons, les esprits commencent à sortir de là », Écrits physiologiques et médicaux, p. 49).
  • [284]
    On trouve donc ici une sorte d’ancêtre au concept de pression gazeuse tel qu’il sera par exemple développé par Boltzmann.
  • [285]
    Cogitationes [56], A.T., XI, 519, 27-520, 1.
  • [286]
    Cogitationes [58], A.T., XI, 520, 12-16.
  • [287]
    Lettre à Regius, 24 mai 1640, A.T., III, 69, 19-22 (« L’impetus par lequel [le sang] s’avance suffirait à tout faire sortir, si les valvules de la grande artère et de la veine artérieuse n’étaient fermées avant que tout ne se soit échappé »). Cf. aussi Excerpta, A.T., XI, 605, 11 et 12.
  • [288]
    Lettre à Beverwick, 5 juillet 1643, A.T., IV, 5, 3, 9, 15.
  • [289]
    De methodo, A.T., VI, 570, 19-21 (nous disons que « la force, dont le sang en se raréfiant passe du cœur vers les extrémités des artères, fait que quelques-unes de ses parties s’arrêtent entre celles des membres où elles se trouvent », Discours, A.T., VI, 54, 3-6).
  • [290]
    « Plus un corps a de matière, plus il a d’inertie naturelle » (Lettre [à Silhon ?], mars ou avril 1648, A.T., V, 136, 7).
  • [291]
    Lettre à Mersenne, 15 septembre 1640, A.T., III, 180, 23-181, 4. Ce court passage doit être rapproché d’un commentaire de Suarez sur le même sujet (Suarez, Disputationes metaphysicæ, disp. XXI, sect. III, § 27).
  • [292]
    Passions, art. 9, A.T., XI, 333, 18.
  • [293]
    Meditationes, A.T., VII, 38, 25 et 39, 8.

 

 

  • [279] 뷔리당은 임페투스를 물체의 운동에 내재하는 역학적 양(量)으로 이해하는 이론에 이론적 권위를 부여한 인물이다(『아리스토텔레스 자연학 팔 권에 관한 문제들』, 제8권, 제12문; 코임브라 주석서의 아리스토텔레스 자연학 주해에서도 인용됨. É. 질송, Index, 앞의 책, 텍스트 301, p. 193 참조)(M. 클라블랭, 『갈릴레이의 자연철학』, 파리, 아르망 콜랭, 1968, pp. 103–111; P. 뒤엠, 『세계 체계』, 제8권, 파리, 에르만, 1959, pp. 203–209의 분석 참조).
  • [280] 코기타티오네스 [7], A.T., XI, 510, 5–8 ("따라서 씨앗이 팽창을 멈추더라도, 혈액과 정기는 이미 격렬함이 부여되어 있고 통로들도 그쪽으로 열려 있어 심장을 향해 계속 나아간다", 『생리학·의학 저작』, p. 39). 첫 번째 언급은 호흡과 관련된 음악적 맥락에서 나타난다(음악 개요, A.T., X, 133, 16).
  • [281] 예컨대 다음을 참조: "만약 어떤 운동체가 수평 운동과 수직 운동이라는 두 등속 운동을 동시에 한다면, 두 운동으로 합성된 이동의 임페투스 또는 운동량은 두 선행 운동 각각의 운동량과 동등한 힘을 가질 것이다"(갈릴레이, 『새로운 두 과학』, IV, 정리 II, 명제 II, 『전집』, 제8권, p. 280; 또한 같은 저자, 『운동에 관하여』, "투사체는 무엇에 의해 운동하는가", 『전집』, 제1권, pp. 307–314 참조). 메르센은 1644년의 『물리수학적 코기타타』에서 이 구절들을 상세히 재론한다(P. 코스타벨, "데카르트 역학의 몇 가지 개념에 대한 비판적 고찰", 『학자 데카르트의 독창적 접근들』, 앞의 책, pp. 144–145 참조).
  • [282] 각각 다음을 참조: J. 뒤부아, 『갈레노스의 열병의 종류에 관한 제1서 주석』, 제2장, 『전집』, 1630, p. 356; 베살리우스, 『인체의 구조에 관하여』, 제6권, 제15장, 1543, p. 597; C. 보앵, 『해부학 극장』, 1605, p. 1228; J. 페르넬, 『생리학』, 제7권, 인간의 생식에 관하여, 제15장, 『의학 전서』, 1567, p. 317. 이 개념은 같은 맥락에서 M. 스쿡, 『알과 병아리에 관한 논고』, §153, 1643, p. 61에서도 사용된다.
  • [283] 코기타티오네스 [12], A.T., XI, 515, 10–11 ("자신의 격렬함으로 폐에 닿아 있는 막을 말하자면 갈라 놓으면서, 정기들이 그곳으로부터 빠져나오기 시작했다", 『생리학·의학 저작』, p. 49).
  • [284] 따라서 여기서 볼츠만 등이 이후 발전시키게 될 기체 압력 개념의 일종의 선구적 형태를 발견할 수 있다.
  • [285] 코기타티오네스 [56], A.T., XI, 519, 27–520, 1.
  • [286] 코기타티오네스 [58], A.T., XI, 520, 12–16.
  • [287] 레기우스에게 보낸 편지, 1640년 5월 24일, A.T., III, 69, 19–22 ("[혈액이] 앞으로 나아가는 임페투스는, 대동맥과 동맥 정맥의 판막이 모든 것이 빠져나오기 전에 닫히지 않는다면, 전부를 내보내기에 충분할 것이다"). 발췌록, A.T., XI, 605, 11 및 12도 참조.
  • [288] 베베르비크에게 보낸 편지, 1643년 7월 5일, A.T., IV, 5, 3, 9, 15.
  • [289] 방법에 관하여, A.T., VI, 570, 19–21 ("혈액이 희박해지면서 심장으로부터 동맥의 끝까지 이동하는 힘이 그 일부를 도달하는 사지의 구성 부분들 사이에 머물게 한다"고 우리는 말한다, 『방법서설』, A.T., VI, 54, 3–6).
  • [290] "물체는 물질이 많을수록 자연적 관성이 더 크다"(실롱?에게 보낸 편지, 1648년 3월 또는 4월, A.T., V, 136, 7).
  • [291] 메르센에게 보낸 편지, 1640년 9월 15일, A.T., III, 180, 23–181, 4. 이 짧은 단락은 수아레스의 동일 주제에 관한 주석과 연결 지어야 한다(수아레스, 『형이상학적 논쟁들』, 논쟁 XXI, 절 III, §27).
  • [292] 『정념론』, 제9조, A.T., XI, 333, 18.
  • [293] 『성찰』, A.T., VII, 38, 25 및 39, 8.

 

코기타티오네스 [58],  A.T., XI, 519, 27–520, 1. A.T., XI, 520, 12–16.

Memoriam habent, uti nos, rerum materialium ; sed non habent cogitationem, nec mentem, motus in corpore a sensuum impetu diffentientes efficientem. 

짐승들은 우리와 마찬가지로 물질적 사물에 대한 기억을 가진다. 그러나 그들은 사유도, 정신도 갖지 못하며, 감각의 충동과 구별되는 운동을 신체 안에서 산출하는 능력도 갖지 못한다

 

In zoophytis, ut. streis, spongiis et c., saxum hepatis, et aqua vel. aër pulmonis loco est ad accendendam vitam ; itaque nihil aliud habent nisi cor et carnes, vel forte etiam cerebrum, nempe nervum istum in ostreis, cuius ope clauduntur. Nec vero possunt habere motum progressivum, relinquerent enim suum hepar et pulmonem, atque ita interirent ; sed possunt a fluctu transferri, ut ostreae cum cochlea, quae est saxum cui annexa sunt : ubique enim fluctus illis aquae in locis adest, ad quae transferuntur. 

식물동물들—굴, 해면 등—에게는 돌이 간의 역할을, 물이나 공기가 폐의 역할을 하여 생명을 점화한다. 따라서 그것들은 심장과 살 외에는 아무것도 가지고 있지 않으며, 혹 뇌도 가지고 있을지 모르나, 그것은 굴에서 그것들이 닫히는 데 쓰이는 저 신경에 불과하다. 또한 그것들은 전진 운동을 할 수 없으니, 만약 그리 한다면 자신의 간과 폐를 뒤에 남겨두게 되어 곧 죽고 말 것이다. 그러나 그것들은 조류(潮流)에 의해 옮겨질 수는 있는데, 굴이 자신이 부착된 돌인 조개껍데기와 함께 옮겨지는 것이 그러하다. 그것들이 옮겨지는 곳에는 어디에나 그 장소들의 물의 흐름이 있기 때문이다.

 

Bruta nullam habent notitiam commodi vel. ncommodi, sed. uaedam ipsis in. tero existentibus obvia fuerunt, quorum ope creverunt, et a quibus ad. ertos motus impulsa sunt : unde, quoties illis postea simile quid. ccurrit, semper eosdem motus edunt. 

짐승들은 유익함이나 해로움에 대한 어떠한 인식도 가지고 있지 않다. 다만 그것들이 자궁 안에 있을 때 어떤 것들이 그것들 앞에 나타났고, 그것들은 그 도움으로 성장하였으며, 그것들에 의해 일정한 운동들로 충동되었다. 그리하여 이후에 그와 유사한 어떤 것이 나타날 때마다, 그것들은 언제나 동일한 운동들을 산출한다.

 

 

 

 

>> 데카르트의 impetus는 스콜라적 의미도, 갈릴레이적 의미도 아니고, 16세기 해부학, 생리학 전통에서 빌려온 개념이다. 스콜라적 impetus와의 차이를 보면, 뷔리당에게 impetus는 던져진 물체 안에 새겨지는 일종의 역학적 힘이다. 운동의 원인으로서 물체 안에 내재하는 별도의 실재. 반면 데카르트에게 그런 존재론적 지위는 없다. 해부학 전통의 impetus는 혈액이나 동물 정기가 한번 주어진 운동을 계속 유지하려는 경향. 별도의 형이상학적 실재가 아니라 유체의 흐름이 지속되는 현상을 기술하는 말. 

 

외력이 없으면 물체는 현 상태를 유지한다. (물리학적 맥락)

혈액은 심장에서 받은 운동을 사지 끝까지 유지한다. (의학적 맥락) 

 

1. 생리학적 의미의 임페투스: 정기가 흐르는 힘, 운동의 지속성. 동물도 가지고 있음. 자궁 내의 경험이 기억에 각인되고, 유사한 자극이 오면 정기가 그 흔적을 따라 자동으로 흐르는 것. 

2. 의지적으로 부여되는 임페투스: 자연의 충동과 무관하게 의지가 정기의 흐름에 새로운 방향을 부여하는 것. 

 

 

<음악개론> 

dicendum est etiam illum fortius spiritus nostros concutere, a quibus ad motum excitamur. Unde sequitur etiam feras posse saltare ad numerum, si doceantur et assuescant, quia ad id naturali tantum impetu opus est. 

우리를 운동으로 이끄는 정기들이 우리를 더 강하게 뒤흔든다고도 말해야 한다. 따라서 짐승들도 훈련되고 익숙해지면 박자에 맞춰 뛸 수 있다는 결론이 나오는데, 이는 그것을 위해서는 자연적 충동만으로 충분하기 때문이다.